| L’installation
met en scène une petite commode blanche provenant d’un magasin
de jouets, disposée sur un socle noir au centre d’une pièce
obscure. Lorsqu’on manipule ce meuble, des séquences vidéo
provenant d’un vidéoprojecteur placé au-dessus apparaissent
sur les fonds des tiroirs. Au même instant, quatre enceintes diffusent
les éléments sonores de manière synchrone aux images
bien qu’indépendantes d’elles. Tout comme notre mémoire
s’arrange pour être efficace à des fins cognitives,
le meuble nous renvoie au monde domestique et à ses contraintes
spatiales et fonctionnelles. Le contenu audiovisuel répète
ce même propos, à savoir la perception à l’état
le plus primitif mais aussi banal et quotidien, et le mouvement qui conditionne
et détermine cette perception.
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